Le futur label environnemental EquuRES
Un dossier de presse complet pour tout savoir sur le futur label environnemental de la filière équine: EquuRES
Reportage Equidia Generation responsable
Un reportage d’une heure sur la prise en compte de l’environnement par différents acteurs de la filière équine: éleveurs, hippodromes, institutions, …
La demarche du centre d entrainement de Chantilly

Un article proposé par l’équipe de France Galop Chantilly
” France Galop Chantilly utilise de l’Ecoluim depuis 2008.
En 2010, la consommation s’élève à 40 986 litres pour la flotte de véhicules du Centre d’Entraînement (arrosage, entretien du site …).
Le prix moyen en 2010 : 0,96 € HT/L
L’écoluim est un mélange composé de 70% de gazole et de 30 % d’EHV (ester d’huile végétale).
EHV est réalisée à partir de plantes riches en huile comme le colza. L’EHV utilisé par France Galop Chantilly est essentiellement fabriqué à partir de colza picard !!
L’Ecolium a de vrais atouts environnementaux, important pour France Galop Chantilly.
En effet, l’Ecoluim représente :
-20%* d’émissions de CO2,
-15 à -20%* d’émissions de particules et fumées,
-12 à -15%* de monoxyde de carbone.
(*par rapport à un carburant diesel classique)
Chaque tonne d’EHV consommée permet d’économiser 2,5 tonnes de CO2 rejetées dans l’atmosphère.
Monsieur Sébastien CERNOIS, Responsable de notre unité de garage, nous a expliqué les avantages et les inconvénients de l’Ecolium pour une flotte de véhicule à usage professionnelle.
Les avantages :
- Il est immédiatement utilisable, sans modification technique, ni réglage de moteur,
- Il est totalement réversible et peut être mélangé avec du gasoil classique,
- Il est recommandé pour les filtres à particules,
- Il a un fort pouvoir lubrifiant qui conduit généralement à des composants moteurs de plus longue durée,
- Le pourcentage de cétane est plus élevé, ce qui permet un démarrage par temps de froid nettement meilleur,
- Il est plus agréable pour travailler, son odeur est peu désagréable.
Les inconvénients :
- une surconsommation de carburant de 2 à 3 % dû au pouvoir calorifique plus faible que le gazole,
- des procédures d’entretien rigoureuses, intervalles de vidanges et changement de filtres à bien respecter,
- sur les vieux moteurs, la pompe à injection a des difficultés à supporter l’Ecolium.
France Galop Chantilly a voulu aller plus loin dans son engagement dans le développement durable. C’est pourquoi, à compter de septembre 2009, nous avons installé une chaudière utilisant des pellets de bois.
En effet, une chaudière à granulés ou pellets a de vrais avantages :
- une autonomie de 6 mois, soit seulement deux chargements par an de combustible,
- un fonctionnement totalement automatique : allumage, régulation, ramonage, décendrage,
- peu de place nécessaire pour l’installer : quelques m² pour la chaudière et le silo de stockage pour 1 année d’autonomie,
- une régulation électronique : pilotage horaire, thermostat, hors gel, séchage de dalle, pilotage à distance par internet, etc.,
- une grande propreté de combustion.
Les pellets sont des granulés cylindriques de 6 ou 8 mm de diamètre et de 10 à 40 mm de longueur obtenus par compression de sciure et éventuellement de copeaux, sous produits de scieries ou de menuiseries parfois difficiles à valoriser.
Les pellets ont une densité spécifique de l’ordre de 1.2 (ils coulent dans l’eau !). En quantité, ils ont une densité apparente de l’ordre de 0.65 (une tonne occupe un volume d’environ 1.5 m3). Leur taille et leur régularité permet de les convoyer par des moyens mécaniques (vis sans fin) ou pneumatiques (camion souffleur, aspiration sous vide), ce qui permet de les transporter et de les livrer pratiquement comme du fioul domestique.
Cela permet également une alimentation en continu et réglable de la chaudière ce qui limite les interventions manuelles à l’évacuation des cendres, un nombre limité de fois par an.
Au Centre d’Entraînement de Chantilly, la chaudière installée sert pour le chauffage de
500 m2 de bureaux et de logement de fonction.
Le coût de revient pour notre société est de 4 800 € HT pour 21 tonnes par an, contre 8 000€ de fuel en 2008.
Cette investissement nous a donc permis non seulement de respecter notre environnement et également de réaliser de vraies économies d’énergies et financières.”
« Jouer responsable », le leitmotiv du PMU
Si le développement durable dans le monde des courses est souvent abordé du point de vue « environnemental », comme souvent dans une filière où la réflexion sur ces problématiques en est à un stade initial, le PMU, lui, a beaucoup développé, ces dernières années, le volet sociétal.
L’enjeu, pour l’entreprise, est de promouvoir et d’encourager le « Jeu responsable ». Judicaël Lefebvre, chargé de mission responsabilité d’entreprise, explique : « le PMU est une entreprise de jeu et paris, notre responsabilité est de proposer une activité récréative et de prévenir les comportements de jeu excessifs, plus encore depuis l’ouverture des jeux en ligne et notre nouvelle offre sur les paris sportifs et le poker. Ces actions en faveur d’un jeu responsable existent depuis 2003, et sont portées, depuis 2008, par une charte qui synthétise les six grands engagements du PMU : garantir une offre sécurisée, assurer la protection des mineurs, promouvoir le jeu responsable, prévenir le risque de dépendance, donner les moyens de maîtriser son budget jeu et orienter et soutenir quand la prévention ne suffit pas.
Pour cela, toute une batterie d’outils est mise en œuvre. Notre plan d’actions repose notamment sur la formation des collaborateurs et des responsables de points de vente. Chaque point de vente dispose de kits « Jeu responsable », avec des dépliants donnant des conseils et détaillant les bonnes pratiques en matière de pari. Ces dépliants ont été réalisés en collaboration avec des organismes d’aide aux joueurs en difficulté. De plus, nos deux logos, « Jouons responsable » et « parier, c’est à partir de 18 ans », sont mis en évidence sur les moyens de prise de paris. » Depuis juin et l’ouverture des jeux en ligne, une loi assez stricte réglemente l’activité et la communication des opérateurs. « Notre plan d’actions en matière de jeu responsable est complémentaire, précise Judicaël Lefebvre.
La réglementation nous impose des mentions sanitaires sur toutes les publicités, interdit l’ouverture de compte aux mineurs, et prévoit l’existence de modérateurs de jeu sur le site de prise de paris. Pour ce qui est de l’interdiction de jouer faite aux mineurs, cela existe chez nous depuis 1948. Quant aux modérateurs, certains fonctionnaient déjà sur notre site, dans le sens où le joueur pouvait se fixer une limite dans l’approvisionnement de son compte. A présent, il y a d’autres paramétrages de limitation, pour les mises et les virements automatiques du compte jeu vers le compte bancaire. C’est le joueur qui détermine ses limites. »
La perception de telles actions par le joueur est en train d’évoluer, conjointement à la prise de conscience de la société sur la responsabilité de l’entreprise en général. « Ce n’est pas perçu comme une justification de l’entreprise, détaille Judicaël Lefebvre, mais comme un travail de fond, qui sécurise le joueur et lui apporte des garde-fous dont il est finalement demandeur. » Cette démarche est d’ailleurs réalisée bien en amont de la prise de paris, puisque le PMU finance la recherche sur les addictions sans substance, dont fait partie l’addiction aux jeux d’argent, notamment au CRJE (centre de référence sur le jeu excessif). Plusieurs thèses sur le sujet sont également financées par le PMU. « Nous nous sommes réellement inscrits dans la prévention et cherchons à mettre à disposition du parieur toute l’information nécessaire pour garantir une pratique responsable du jeu », conclut Judicaël Lefebvre.
Et l’environnement ?
L’aspect environnemental de la démarche développement durable du PMU semble plus éloigné du cœur d’activité de l’entreprise que le volet sociétal. Toutefois, différentes actions environnementales existent au sein de l’entreprises, comme la mise en place, très prochainement, de nouveaux tickets PMU, avec une réduction du format et une baisse du grammage du papier, le passage à une couleur d’impression au lieu de 3 sur le verso et quelques autres modifications afin de réduire l’impact sur l’environnement devrait voir le jour. Un comité transversal a donc été créé pour piloter ces différentes actions et leur donner une cohérence. Ce volet devrait se développer l’année prochaine et un bilan carbone de l’entreprise est également prévu en 2011.
[extrait de La revue du galop – Nov/dec 2010]
Arqana se lance dans la demarche
En collaboration avec Cap Vert Environnement, Arqana s’est lancée dans une démarche de développement durable. Deux axes ont été choisis : la réalisation du bilan carbone de l’entreprise, et un pré-diagnostic énergétique.
Directrice de la communication de l’agence, Alix Choppin est l’interlocutrice d’Arqana dans ce projet : « Initialement, nous nous étions décidés pour la réalisation du Bilan Carbone® de l’entreprise. Mais cette seule action, dont le but est de calculer et d’identifier les pistes de réduction de nos émissions de CO2, me semblait réductrice. Il me semblait important d’optimiser notre consommation d’énergie, dans la mesure où nous avons des bâtiments étendus, dispersés, et qui fonctionnent pour la plupart sur des courtes durées. Nous avons donc également opté pour le pré-diagnostic énergétique (maîtrise de l’utilisation d’énergie dans les bâtiments). »
Arqana en est au premier stade de la démarche, celui de la récolte des données. C’est d’ailleurs cette étape qui peut faire peur aux entreprises de taille moyenne, comme l’explique Alix : « Il faut en effet mettre le nez dans toutes nos factures d’électricité, de gaz, de fuel, etc. Cela peut avoir un aspect rebutant. Mais c’est là qu’Hugues Chevallier et ses collaborateurs sont rassurants : nous n’avons qu’à lui envoyer ces papiers et c’est eux qui les décryptent. » Pour le Bilan Carbone®, il a fallu définir un périmètre, notamment au niveau des déplacements causés par l’activité d’Arqana.
Arqana a choisi de prendre en compte celui des chevaux, de leur point de départ jusqu’à leur destination après les ventes, et celui des hommes (acheteurs/vendeurs venant à Deauville pour les ventes). Les objectifs d’une telle démarche sont multiples : réduire l’impact de l’entreprise sur l’environnement, réduire les coûts en optimisant les consommations d’énergie, et faire prendre conscience aux salariés des pollutions qu’ils peuvent causer. « C’est d’autant plus important dans notre secteur où les gens estimant travailler en proximité avec la nature, ils ne se sentent pas concernés par la pollution, en tous cas moins que dans les grandes villes. » La démarche ne s’arrête pas à un état des lieux à un instant. Il s’agit aussi de se fixer des objectifs, de suivre des préconisations… « Pour le Bilan Carbone®, il sera mis à jour tous les ans pour que l’on puisse suivre l’évolution de nos émissions », précise Alix.
L’outil électronique, une autre voie de développement durable
Avec l’émission de milliers de catalogues tous les ans, Arqana est évidemment un gros consommateur de papier. Le passage au numérique serait une solution pour réduire ce poste, mais si l’agence développe de plus en plus ces outils multimédias (comme le Smartcat), rares sont encore les clients utilisant des tablettes interactives, type IPad, pour travailler. « En Australie et aux États-Unis, l’utilisation de ce genre d’outils s’est réellement développée et les catalogues en papier deviennent rares. Au Japon, en revanche, c’est encore le papier qui domine. Nous essayons d’encourager les gens dans ce sens en donnant de plus en plus d’informations via des outils comme le Smartcat, mais on ne peut pas les forcer. Il faut que cette démarche entre dans les mœurs, et il va falloir encore un peu de temps », analyse Alix.
[extrait de La revue du galop – Nov/dec 2010]
Un label dedie a la filiere hippique
[Hugues Chevallier a créé] Cap Vert Environnement, il y a un an et demi, une société de conseil spécialisée dans la gestion et le contrôle des dépendances énergétique des PME. Lors de ses contacts avec des prospects, il s’est vite rendu compte de la méconnaissance des chefs d’entreprise en matière de développement durable. Installé à 5 km de Lisieux, il se situe donc en plein cœur d’une région d’élevage équin. Cette proximité, associée à son attrait pour le monde du galop, qu’il a toujours côtoyé (il a notamment travaillé au Mézeray pour la préparation des yearlings), l’a logiquement guidé vers un type de clients bien précis : les structures équestres. Il a donc démarché un premier haras, pour leur faire prendre conscience de leur impact sur l’environnement et de la façon dont ils utilisent l’énergie. « Bien souvent, la première réaction à laquelle je me heurte est celle-ci : nous ne polluons pas ! Nous ne sommes pas des industriels, nous travaillons avec la nature… », explique Hugues Chevallier.
Les missions de Cap Vert sont la maîtrise de l’énergie (éviter d’être dépendant des énergies fossiles), et la gestion de l’environnement.
Arqana a été la première entreprise à travailler avec lui. Il s’agissait de mettre en place une politique énergétique, pour faire des économies et maîtriser leur impact environnemental. L’Aga Khan a suivi pour tous ses haras en France.
Cap Vert Environnement propose deux démarches au sein des haras :
- un Bilan Carbone® qui prend en compte l’intégralité des flux de l’entreprise
- un pré-diagnostic énergétique
Il s’agit d’un « pack », de deux produits subventionnés (entre 50 et 70 % par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, ou Adème) et répondant à un cahier des charges.
Le label dédié à la filière équine
Hugues Chevallier a souhaité créer un label spécifique à la filière équine. Le dossier, porté par le Conseil des Chevaux de Basse Normandie, a été proposé à l’Adème, la région et Pays d’Auge Expansion. Ce label porte sur l’énergie (maîtrise de son utilisation), le carbone, l’environnement (étude botaniques, topographique, pédologique, etc.), l’eau (à tous les niveaux : pluie, forages, robinet, rivières), la logistique, les produits vétos… Il s’articule en quatre ans, avec différentes phases : diagnostic, études de faisabilité, préconisations, accompagnement. Il débutera au mois de décembre 2010.
[extrait de La revue du galop – Nov/dec 2010]
Un article qui met en valeur notre demarche RSE!
Des inspirations, des idées…
des talents !
Ils ont une inspiration, une idée, un concept, une expérience…qu’il peuvent vous apporter ou vous faire partager dans l’exercice de votre métier. Faites votre choix parmi ces nouveaux talents !
Repérages de Charlotte Bermelé, Muriel Chappuis et Anne Golec │ Photos : DR
La passion des chevaux peut vous conduire beaucoup plus loin que vous ne le pensez ! A vous lancer, par exemple, dans la communication autour du thème des courses hippiques. C’est le pari de la fondatrice de l’agence de communication Un jour aux courses, qui souhaite faire découvrir cet univers de l’intérieur. Et, faire vibrer tous ceux qui n’ont pas, comme elle, la chance de monter la Rolls des chevaux – un pur sang – et de vivre le frisson de la course au cœur du peloton. Des sensations que l’on n’oublie pas et qui font qu’elle s’entraîne chaque matin en vue de sa prochaine sortie en tant que jockey amateur. Tout en fréquentant assidûment les hippodromes depuis une dizaine d’années, cette ingénieure agronome de formation a exercé une activité de conseil chez PricewaterHouse- Coopers, au sein du département développement durable. Aujourd’hui, elle intègre d’ailleurs la dimension RSE dans ses propositions aux en- treprises : séminaires, team building, RP … Et, à chaque fois, elle mise sur les échanges, de l’éleveur au jockey, en passant par l’entraîneur et le propriétaire, en prônant les rencontres. Elle décline ainsi les partenariats possibles avec un pur sang, un jockey, une course, un club, un grand prix… guidée par l’envie de donner accès aux émotions procurées par les courses.
Extrait du magazine ÉVENEMENT│S│ - AVRIL / JUIN 11
www.legroupe-evenements.com - LE MAG 07



